Comment sensibiliser les enfants à l’écologie ?

 

Apprendre écologie enfant Vous voulez faire de vos enfants de parfaits petits écocitoyens et vous avez bien raison… Caroline Sost, présidente de l’association « Savoir-être et éducation », vous donne des solutions pour sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge au respect de l’environnement. Un thème abordé dans le dessin animé « Tante Hilda », au cinéma le 12 février.

Il est important de sensibiliser les enfants au respect de l’environnement. Tri des déchets, recyclage… comment leur donner de bonnes habitudes et leur expliquer l’écologie ? Notre spécialiste vous répond.

A partir de quel âge peut-on aborder l’apprentissage de l’écologie ?

Caroline Sost : Je dirais le plus tôt possible ! Les enfants aiment la nature, ils en sont spontanément curieux. Notre devoir consiste à éviter de freiner leur élan, à « renforcer leur aptitude naturelle à être écolo! ». Ils apprennent tellement vite et retiennent si bien les consignes à ce moment de leur vie qu’on aurait tort de s’en priver ! Surtout qu’une fois convaincus, les enfants deviennent prescripteurs : ils ne laisseront plus personne dans leur entourage jeter un mégot par terre… Pour cela, nul besoin de théorie. Avec les plus petits enfants, l’observation de l’environnement suffit : les plantes, les insectes, les oiseaux… Leur apprendre à aimer la nature, à comprendre qu’il faut du temps, de l’eau, du soleil pour qu’un jardin fleurisse, c’est s’assurer qu’ils ne voudront jamais la détériorer. L’exemple des adultes compte bien sûr énormément. Plus tard, à partir de 3 ou 4 ans, les moyens de les sensibiliser à l’écologie se diversifient.

Par quoi peut passer cette sensibilisation ?

A travers les comportements de la vie de tous les jours, c’est encore ce qu’il y a de plus simple ! Fermer le robinet d’eau pendant qu’on se savonne les mains, éteindre les lumières quand on quitte une pièce de la maison, apprendre à trier les déchets dans les différentes poubelles… Mis à part ces « écogestes », les parents peuvent imaginer des activités autour du respect de la nature qui entretiendront cette envie de préserver : balade en forêt ou dans des réserves naturelles comme le parc de Branféré en Bretagne (qui accueille L’École Nicolas Hulot); jardinage -faire pousser un arbre ou si possible un potager (même des aromates ou des tomates cerises sur un balcon de ville !) et les cuisiner soi-même ensuite- mais aussi,travaux manuels à base de matériaux recyclables : collage, dessin, couture…. Enfin, il existe des petits guides très bien faits qui pourront servir à toute la famille comme ceux édités par « Natures et Découvertes » qui ne coûtent que un euro .

 

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« Tante Hilda », au cinéma le 12 février. © SND


Si leur intérêt s’essouffle, peut-on les remotiver ?

Oui, il faut trouver d’autres moyens de les rapprocher de la nature, des démarches qui correspondent plus à leurs préoccupations. Et ce, surtout dans le sens de la prévention afin de contrer les scénarios catastrophes entendus à longueur de temps dans les médias qui peuvent décourager les enfants les plus fatalistes. Il peut s’agir de leur confier la garde d’un animal domestique ou de leur faire découvrir des espèces naturelles en voie de disparition, de les inciter à inventer de nouvelles solutions pour gaspiller moins d’énergie (j’ai connu un petit garçon qui rêvait de construire une tondeuse à énergie solaire ! ), à faire des expériences pour assimiler plus précisément le fonctionnement de la nature, à adopter une alimentation biologique pour être au top de la forme tout en respectant la chaîne alimentaire, à participer bénévolement à des actions ponctuelles comme le nettoyage des plages polluées ou encore à s’investir dans une association pour s’engager plus politiquement ou dans un projet de reforestation… J’ai vu des bambins très fiers de pouvoir offrir à un tiers l’arbre qu’ils avaient planté et soigné pendant un an.

En savoir plus :

 L’Association Savoir-être et éducation

 « Tante Hilda », au cinéma le 12 février. L’histoire : Tante Hilda, amoureuse de la nature, conserve dans son musée végétal des milliers de plantes du monde entier. Beaucoup sont en voie de disparition. Parallèlement, une nouvelle céréale, Attilem, mise au point par des industriels, se cultive avec si peu d’eau, sans engrais, et produit des rendements si prodigieux, qu’elle apparaît comme la solution miracle pour enrayer la faim dans le monde et prendre le relais du pétrole dont les réserves s’épuisent. Mais la catastrophe n’est pas loin… 

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